www.AuthenticAfricanBronzesandCeramics.com (last update: 25/07/2013)
 

Gottfried Matthaes
 

Art Africain en Bronze, Pierre et Céramique
Une section du Museo d’Arte e Scienza

 

Le Museo d’Arte e Scienza traite de l’authenticité des objets d’art africain
en bronze, en pierre et en céramique dans 5 salles.
Son laboratoire scientifique a développé des méthodes
valables pour distinguer les objets africains
authentiques des copies et des faux.

Pour plus d’informations www.africanartauthenticity.com

 
   
 

1e Partie – Objets d’art africain en bronze
Méthodes et techniques pour distinguer les pièces authentiques des copies et des faux
 

Important: la seule méthode scientifique à même de prouver qu’un objet ancien en bronze n'est pas une copie récente ou un faux repose sur l'analyse de la patine.

La production d’objets en bronze, contrairement à celle d’objets en bois, réclame l'utilisation de matériaux coûteux et des connaissances techniques spécifiques. Les pièces sont rares et leur style est généralement plus proche du goût occidental. Parmi les objets en bronze de grandes dimensions et d’aspect très décoratif, on estime toutefois que la présence de faux est supérieure à 80%.

Il n’existe aucune méthode scientifique pour la datation absolue des métaux en général et pour les bronzes africains en particulier. Un bon laboratoire scientifique disposant d'une grande expérience dans le secteur est à même de reconnaître les indices utiles pour l'établissement de l’authenticité. Une preuve valable qui permet de déclarer de façon sûre qu'un objet en bronze est « authentique », c'est-à-dire ancien, n’est donnée que par l'analyse chimique de la patine, c'est-à-dire par la couche de corrosion qui s'est formée sur toute la surface de l’objet. Pour ce faire, il suffit de prélever quelques milligrammes de matériel. L’examen spectroscopique exécuté par des experts permet de distinguer de manière absolue une patine authentique composée par les produits de la corrosion de l’alliage du bronze, d'une fausse patine réalisée avec des vernis, de la terre et des matériaux synthétiques. Ample description aux pages suivantes.

 

 

La qualification
du laboratoire scientifique du musée et
ses méthodes
pour l’attestation de l’authenticité



L’emploi de méthodes scientifiques et leur évaluation varient en fonction des lois et des usages locaux.

Dans beaucoup de pays, dont l'Italie (où se trouve le musée), ces méthodes sont de plus en plus utilisées.

A titre d'exemple, citons la plus haute institution pour la lutte contre les falsifications et les imitations: la Guardia di Finanza. Dans le dernier catalogue que cet organisme a fait paraître en juin 2007 pour l’attestation de l’authenticité dans le domaine de l’art, le laboratoire scientifique du Museo d’Arte e Scienza est présenté de façon exclusive; les méthodes qui y sont appliquées pour la datation des tableaux, des meubles, des objets en ivoire et d’autres pièces y sont recommandées et amplement décrites sur six pages.

En outre, le Museo d’Arte e Scienza, en intervenant au cours de procédures judiciaires, a vu sa reconnaissance s'accroître. La valeur probatoire de la méthode de datation spectroscopique est déterminante dans le cadre de procès civils et pénaux visant à attester l’âge véritable d’objets d’art.

Le marché de l’art: le pourcentage d’objets non authentiques présents sur le marché est très élevé. Par voie de conséquence, des raisons économiques poussent certains opérateurs commerciaux à refuser les méthodes scientifiques. De plus, en cas de résultat négatif de l'analyse, on tend souvent à affirmer que ce n'est pas l’objet d’art qui est faux, mais le résultat scientifique, ou que la méthode est inconnue!!

L’amateur d’art et l’investisseur. On offrira des copies et des faux en prétendant qu'il s’agit de pièces authentiques, aussi longtemps que l’acquéreur d’objets d’art ne suivra pas, au moment de l’achat dudit objet d’art, les mêmes habitudes que celles qu'il adopte lorsqu'il achète d’autres « produits », c'est-à-dire en basant son achat sur une garantie crédible de l’authenticité de l’objet. En une époque caractérisée par la technique et la science, il n'est plus raisonnable de se contenter de l’opinion personnelle des experts. Le marché de l’art deviendra fiable lorsque l’amateur d’art deviendra un connaisseur et que, comme le prévoit déjà la loi, il exigera un certificat valable.


 

 

 

 

 


Sélection de bronzes africains
analysés par le laboratoire de Milan


 

La technique de production

Le bronze est un alliage du cuivre que l'on obtient grâce à l’ajout d’autres métaux qui permettent d’en abaisser le point de fusion ou d’en améliorer les propriétés mécaniques et optiques. En raison de son point de fusion relativement bas, le bronze est l'un des alliages les plus utilisés par l’homme depuis l’Antiquité. Dans l’art africain, les pièces ayant une plus grande valeur sont réalisées avec ce matériau.

Dès les temps anciens, les objets en bronze étaient réalisés par fusion. Ce que les artistes de l’Antiquité réussissaient à réaliser avec des outils relativement primitifs peut être copié sans problèmes par les techniciens d’aujourd'hui, disposant de techniques et d’instruments plus sophistiqués. Presque toutes les figures en bronze et même certains objets de petites dimensions ont été produits avec la méthode de la cire perdue. Le noyau de terre glaise ou les restes de ce noyau, qui constituait la partie centrale du modèle, restaient à l'intérieur de la figure, attestant ainsi qu'il s’agissait d’une pièce unique et non pas d’une copie industrielle.

Le bronze a toujours été rare et coûteux en Afrique. Pour cette raison, l'épaisseur du métal était la plus mince possible. Par voie de conséquence, la forme de la partie extérieure suit dans les grandes lignes la forme de la partie intérieure (photo tête Ife). A l'intérieur, les copies et les faux présentent une surface presque lisse. Pour les têtes Benin de grandes dimensions, la règle générale est que plus la couche métallique est mince, plus l’objet est ancien.

Masque Ifé
authentique

 

Tête Bénin Copie

Partie intérieure


 
L’analyse chimique de l’alliage

A elle seule, l’analyse chimique ne suffit pas à dissiper les doutes sur l’authenticité. Au cours des dernières décennies, les instituts de recherche ont mené des milliers d’examens chimiques de bronzes anciens, ce qui a permis de mettre à la disposition de tous des statistiques indiquant la composition des alliages utilisés au cours des différentes périodes de l'histoire. Toutefois, un bon faussaire connaît ces données qui ne constituent donc pas une preuve.


 

La patine des bronzes anciens

Le principal métal de l’alliage du bronze est le cuivre, qui est aussi le composant le moins stable de cet alliage. En présence d’humidité et d’un champ électrique, comme cela a toujours lieu sous terre et dans l’air, le cuivre remonte vers la surface et tend à s’oxyder en formant la cuprite (rouge brique). Cette cuprite, en contact avec les acides et les autres composés présents dans le sol ou dans l’air, se transforme en sels qui, avec le temps, deviennent des cristaux de différentes couleurs.
Les principaux sels sont :             en vert              carbonates et sulfates
                                                   en bleu             carbonates et nitrates
                                                   en noir              sulfures

Sur les objets qui sont restés exposés à l’air, la pollution de l'atmosphère provoque l'apparition d'une patine verte à grain fin de carbonates et de sulfates. Chacun de ces sels présents dans les incrustations produit, à l’examen spectroscopique, une courbe spectrographique spécifique; il peut être ainsi identifié de façon certaine.
 

 
 

carbonates

 

sulfates

 

faux

Avec le temps, peut également se développer sur la patine de corrosion une couche de matériau organique et inorganique qui, dans la plupart des cas, est due à la patine dire « d’offre » qui se forme pendant le culte (photo 1). Ici aussi, c'est l’analyse spectroscopique qui permet de savoir si l’objet est vrai ou faux.

photo 1

photo 2

La formation d’incrustations épaisses, comme celles que l'on observe sur les pièces archéologiques grecques et romaines, est également possible en Afrique, sur des objets pouvant même avoir mille ans environ (photo 2).
Même la patine noire qui recouvre la plupart des bronzes Bénin de grandes dimensions, offre des preuves décisives pour ce qui est de l’âge et de l’authenticité. En l’état actuel des recherches, on a identifié six types de patine noire mesurables et, donc, utiles pour l'établissement de l’authenticité.
Les fausses incrustations obtenues avec de la colle, du ciment et du vernis produisent des spectres tout à fait différents, prouvant ainsi que l’objet prétendument authentique est un faux.

 

Claires et inimitables, ces caractéristiques permettent donc de donner, grâce à de simples examens scientifiques, la seule preuve certaine et indéniable de l’authenticité des bronzes. Pour un premier test de reconnaissance des faux parmi l’analyse spectroscopie de la patine, il suffit de porter quelques milligrammes de la couche de corrosion à un laboratoire avec expérience. Une spécialité du laboratoire du Museo d’Arte e Scienza de Milan est l'analyse des grands bronzes Ifé et Bénin. Pour toutes informations détaillées sur les activités du laboratoire scientifique du Musée pour collectionneurs, musées etc. veuillez consulter: www.africanartauthenticity.com

 

Examen optique de la patine
 

 

extérieure

 

Photo 1 – Masque Ifé

Le grossissement au microscope de la patine
montre une corrosion compatible
avec un âge de 500 ans.
La couche protective a été éliminée.

Photo 1

   

Photo 2 – Tête Ifé

Le grossissement au microscope de la patine
 montre une corrosion compatible
avec un âge de 200 ans.

 

Les objets 1 et 2 sont propriété du Musée

Photo 2

   

Photo 3 –

Détail d'une plaque Bénin

 

La corrosion est compatible
avec un âge de plus de 100 ans

 

Photo 3

   

 

Photo 4 –
Copie d'une tête Bénin
d'environ 50 ans

Photo 5 -
Grossissement de la surface extérieure finie et non corrodée

Photo 6 -
Grossissement de la surface intérieure non finie et non corrodée

 

L’examen de la profondeur de la corrosion ne permet pas dans tous les cas d’obtenir des informations sur l’âge des objets de toutes les cultures. Par exemple, cette méthode ne peut pas être appliquée pour les pièces archéologiques en bronze retrouvées dans des terrains riches en minéraux de tous types.
En revanche, tous les bronzes Ifé-Bénin ont vieilli sous le même climat et ont été exposés au même type d’air; en cas d’objets déterrés, le terrain avec lequel ils sont restés en contact est d'origine biologique.

 

Se rappeler et observer : tous les processus d’oxydation et de corrosion du bronze produisent, en premier lieu, la cuprite, une couleur rouge qui doit toujours être présente, sous tous les types de patines de corrosion et sur tous les objets anciens en bronze ayant produit une quelconque forme de patine de corrosion. La patine de corrosion authentique ne peut pas être distribuée uniformément sur tout l’objet, ni être monocolore. Une patine homogène et d'une seule couleur, essentiellement marron ou verte, d'une épaisseur mince et présente aussi bien à l'extérieur qu’à l'intérieur d’un objet, ne peut être qu’artificielle. La plupart des faux sont couverts d'une couche homogène d'une couleur « ancienne ». Les bronzes sont souvent plongés dans un récipient contenant un liquide coloré. Ce liquide est versé sur les grands objets; une fois séché, il laisse souvent à l'intérieur des traces visibles.
 

 

Méthodes de datation scientifiques
 

Aucune méthode scientifique ne permet de mesurer l’âge du bronze. Les éléments dont le bronze se compose ont l’âge de la Terre. Le plomb, qui est présent dans le bronze, au moins sous la forme de traces, possède des isotopes radioactifs. Mais la longueur de la décroissance de cet isotope n’a permis de fixer aucune donnée mesurable. Dans le cas de pièces archéologiques en bronze, on pourrait, à titre exceptionnel, mesurer des restes du noyau de céramique avec la méthode de la Thermoluminescence. Toutefois, la couche de bronze absorbe les radiations du terrain et les empêche d’atteindre le noyau.
 

 

Caractéristiques stylistiques
 

Toutes les cultures et toutes les tendances stylistiques prescrivent des formes, des proportions et des motifs décoratifs précis, bien caractérisés. Il est donc important de savoir identifier la période à laquelle correspond un style donné pour se faire une première opinion quant à la date approximative de la création d’un objet d’art. Toutefois, étant donné que chaque style peut également être reproduit par des artistes fort habiles, une opinion basée sur des éléments stylistiques doit être confirmée par d’autres facteurs d’appréciation. Plus de la moitié des copies de statues en bronze de bonne qualité, ornant les collections et les demeures des particuliers, ont été créées lors de la deuxième moitié du XIXe siècle et au cours des premières décennies du XXe. Des faux grossiers de petites dimensions sont produits pour les touristes avec du bronze massif et des méthodes pratiquement industrielles.

 

Production manuelle

Concernant l’âge, il est également important et significatif de faire une distinction entre la fabrication manuelle et la production en série. L’artisan africain qui fondait le bronze avait le temps d’exécuter les détails avec le plus grand soin : cela se perçoit dans l'expression des visages et dans les éléments décoratifs.

 

Bronzes IFE – BENIN
 

Les têtes en bronze et, pour la période Bénin, les grandes plaques arborant des figures, sont aussi célèbres que précieuses. Alors que le style Ifé meurt vers le XVe siècle, la production des bronzes Bénin s’est probablement poursuivie jusqu'au milieu du XIXe siècle.
L'évaluation des bronzes doit certainement être différente selon l’âge et le style. Pour fixer des limites, notre laboratoire évalue tous les bronzes Ifé et Bénin produits après 1898 (année de la conquête du Bénin par les Anglais), comme étant des copies, voire même comme des faux lorsqu'ils présentent des traces de vieillissement artificiel. Presque toutes les plaques Bénin authentiques sont démunies de matériau en certains endroits. Il ne s'agit pratiquement jamais d’un dommage ou d'une trace de corrosion, mais de zones où le métal fondu n'est pas arrivé au moment de la fusion.
Certains bronzes Bénin monumentaux non authentiques, munis d'un noyau, ont une certaine valeur, tant artistique que commerciale, et ne devraient pas être classés comme étant de simples faux. Nombre d’entre eux sont des pièces uniques qui ont été produites lors de la deuxième moitié XIXe siècle par des artisans habiles disposant de bonnes techniques.


Tous les objets présentés dans ce site appartiennent aux collections G. Matthaes,
 Museo d’Arte e Scienza (Exception page 2)

 

2e Partie – Objets d’art africain en pierre
 

Les pierres se sont formées il y a très longtemps, pendant le refroidissement de l’écorce terrestre, à la suite de sédimentations qui eurent lieu dans les cours d’eau et les mers. Leur âge correspond donc à l’âge de la Terre : il est absolument illogique de vouloir dater un vieil objet en pierre en mesurant l’âge du matériau.

Pour la datation d’objets authentiques et pour leur évaluation artistique, il est nécessaire de connaître les caractéristiques des styles dominants au cours des différentes époques historiques, ce qui n'est pas encore possible pour l’art africain. La connaissance des caractéristiques stylistiques est également utile pour repérer les faux, quand il n'y a pas de correspondance entre les aspects formels de l’objet et l’âge établi scientifiquement.
 

Nous connaissons des statues qui peuvent avoir
plus de 500 ans, voire même plus de 1000 ans.

 

Comme ni les agents atmosphériques, ni les autres facteurs ne peuvent modifier la partie intérieure des objets en pierre, le jugement sur l’authenticité ne peut se baser que sur les modifications qui se produisent au fil du temps à la surface.

Grossi 10 fois

Grossi 30 fois

 

Les pierres qui vieillissent dans des lieux chauds et secs perdent leur teneur en eau et s’effritent.

 
La patine d’objets anciens en pierre
 

Les traces de vieillissement superficiel provoquées par des agents extérieurs ou par l’usage dépendent du type de pierre. Ces caractéristiques peuvent fournir des indices très clairs et fiables pour distinguer les objets anciens authentiques des copies récentes et des faux, qu’on les perçoive à l’œil nu ou qu'il faille recourir à l’emploi du microscope ou à des examens chimiques et physiques.

Les calcaires ou les grès constituent un terrain idéal pour les lichens ou des restes de racines de tous types. Ils peuvent se carboniser ou se pétrifier, mais ils sont toujours perceptibles à la loupe

Racines pétrifiées sous le bras de la statue ci-contre

Lichens pétrifiés présents sur la statue ci-contre
Grossis 30 fois


Les marques décrites ci-dessus peuvent être copiées et truquées, mais elles ne trompent que l’œil humain. Un grossissement optique permet de les percevoir. D’autre part, de véritables incrustations offrent une preuve certaine de l’authenticité de l’objet. Des analyses spectroscopiques complémentaires offrent de très autres nombreuses possibilités pour la recherche.

 

Pierre de savon
 
 

Les pierres de ce type sont cristallines et calcaires; elles sont corrodées par l'environnement et par l’usage plus que toutes autres pierres. Sur les objets réalisés avec ce matériau, il se forme une patine tout à fait particulière dans les zones qui sont souvent touchées par les mains. Les graisses et les acides de la peau pénètrent dans la structure de la pierre, provoquant une espèce de saponification.

La saponification donne à la pierre une tonalité chaude et douce ainsi qu'une apparence translucide qui diffère beaucoup de la surface froide et opaque des zones non touchées par les mains ou aux points de rupture. La loupe fait apparaître une surface cristalline mais très lucide, indiquant de fréquents frottements de la main, ce qui provoque un changement de direction des cristaux de marbre, les orientant tous dans le même sens et leur donnant un très bel effet brillant et luisant.

 

Statues en pierre pour la protection des champs
 

Les statues africaines en pierre les plus connues proviennent des régions habitées par les Kissi, les Mendé et les Sherbro. Il s'agit de petites statues assises, supposées être très anciennes. On les appelle souvent « Pompta » et « Nomoli »; le lieu où on les a retrouvées est presque toujours un terrain cultivé. Dans de nombreux cas, elles présentent encore des traces de terre et de racines. D’autres statues étaient conservées sur des autels particuliers. Dans ce dernier cas, la patine s'est formée à la suite des soins que leurs propriétaires leur ont consacrés. Selon les traditions locales, le but de ces sculptures était de protéger les champs cultivés. Il arrivait qu’une statue soit endommagée « en punition », à la suite d'une mauvaise récolte. Comme pour de nombreuses autres croyances religieuses, le propriétaire ne s’adressait pas directement à l’image principale. Les dommages étaient effectués sur les visages des statues mineures et constituent, elles aussi, une bonne preuve d’authenticité.

Les sculptures africaines restaient généralement longtemps sous la pluie. Le lavage d'une partie de la surface ne peut donc provoquer aucun dommage. En revanche, l’emploi d'un chiffon mouillé peut s’avérer très utile pour établir l’authenticité d'un objet.

Il n’existe que peu d’études portant sur les autres statues en pierre d’Afrique. De temps à autre, on découvre des objets intéressants, mais, pour le moment, on n'est pas toujours à même d’en interpréter la signification.

 

3e Partie – Art africain et la CERAMIQUE
 

Toute collection ayant pour thème le développement artistique d’un peuple, tout au long de son histoire, doit nécessairement inclure ses sculptures en terre cuite. Notre connaissance de la céramique africaine remonte jusqu'à des milliers d’années. A l’époque de l’occupation romaine (du Ier au IVe siècle), l’Afrique du nord était le principal producteur de céramique du monde méditerranéen. L’extension territoriale de l’Afrique est extrêmement vaste et ce n'est que récemment que l'on a commencé à entreprendre des fouilles. Notre connaissance de l’art céramique africain est donc fragmentaire et le sous-sol cache encore d’énormes trésors. Certaines cultures et plusieurs styles ont déjà été identifiés, comme la céramique Nok et les statues du delta du Niger.
Pour chaque type et chaque origine de céramique provenant de fouilles, il est possible d'appliquer de nombreuses règles générales qui sont décrites dans le site www.excavatedartauthenticity.com. A l’exception de la céramique Nok, les produits africains ayant revu la lumière du jour à la suite de fouilles appartiennent, dans la plupart des cas, à des cultures plus récentes que celles des civilisations européennes antiques. Les racines des plantes présentes dans la terre n'ont eu que rarement le temps de laisser leurs traces pétrifiées sur la terre cuite. Les racines sèches qui se trouvent souvent attachées à la surface de la céramique constituent, en revanche, la preuve la plus sûre de leur authenticité.

 
La Céramique Nok (vers 500 av. J.-C. - 200 apr. J.-C.)
 

Les objets en céramique de style Nok comptent au nombre des plus anciennes, des plus prisées et des plus coûteuses et donc, par voie de conséquence, des plus falsifiées de toute l’Afrique noire. Les premières têtes Nok ont été découvertes dans le nord du Nigeria au début du XXe siècle. Elles ont été trouvées dans des galeries de mines sèches, de sorte que les traces dues au contact avec le sol sont généralement réduites. Le contrôle de l’authenticité ne se base donc pas tant sur des examens scientifiques, mais plutôt sur la longue et très intense expérience acquise dans l’examen de ce type artistique.
 

 

Un exemple significatif est donné par la comparaison entre les images agrandies de la surface entourant les yeux sur une statue authentique et sur une statue fausse. Dans le premier cas, les couleurs ont pali et les contours se sont atténués. En revanche, dans le deuxième cas, les couleurs sont encore vives et les arêtes sont nettes. Les incrustations ne sont visibles qu’au microscope.

 

Authentique

     
 

 

 

 

 

Non Authentique

 

La céramique du delta intérieur du Niger

Les objets Djénné étaient couverts d'une couche de céramique rouge, comme c'était le cas de la céramique d’époque romaine dite « terre sigillée ». Des traces de cette couleur constituent une précieuse indication en faveur de l’authenticité de l’objet.

 

1 1a

3

 

 

 

 

 

2                                            2a

Le long du fleuve, on a également découvert un très grand nombre de statues à corps cylindrique. Les styles ont pris provisoirement les noms des villes où ces objets ont revu la lumière du jour, comme Bambara, Bamako et Bakoni. Il est présumé que ces statues ont été effectuées entre le VIIIe et le XVIe siècle. (3a - 3b)

 

3a                                                            3b

 

 

4


On les retrouve souvent sur le bord d'un cours d’eau, donc dans un climat humide, à l'intérieur de récipients en argile. Elles ne présentent pas beaucoup d’incrustations, mais ont toutes une surface rugueuse, couverte de nombreux fragments de racines, ce qui est une réelle preuve d’authenticité. Quelques statues montrent des restes d’un engobe décoloré. (4)


 

Têtes en terre cuites des populations du Ghana
 

Ces têtes sont très appréciées des collectionneurs pour leur expression généralement agréable, contrairement à celles qui ont été réalisées en bronze. On présume que les têtes en céramique remontent à une période comprise entre le XVIIe et le XIXe siècle. Il existe un très grand nombre de formes et d’expressions des visages.


Même la masse céramique peut varier d'un état très lisse et très fin, à un état très brut et rugueux. La température de cuisson relativement basse produit toujours une masse plutôt souple et peu résistante aux dommages mécaniques qui, avec une bonne expérience et possiblement un microscope, permettent de distinguer les pièces récentes des objets vraiment anciens.

 


 

Beaucoup l'ignorent!

Au niveau inférieur du Musée, il est encore possible voir le tunnel secret, construit à l'époque de Léonard de Vinci, qui conduisait au château Sforzesco.

 

AUTRES SITES DU MUSEO d'ArtE E SCIENZA:
 

www.MuseoArteScienza.com - Le site du musée. 6 salles dédiées à la reconnaissance de l’Authenticité dans l’art, 5 salles dédiées à Léonard de Vinci (Les activités de Léonard de Vinci à Milan et son Traité illustré de la Peinture) – 5 salles dédiées à l’Art Africain et à l'Art Bouddhiste, 2 Laboratoires scientifiques pour l’établissement de l’authenticité.

www.LeonardoDaVinciMilano.com - "Léonard Citoyen de Milan" et "Apprécier l'Art à travers les yeux de Léonard de Vinci" d'après son Traité de la Peinture.

www.ArtAndScienceHandbook.com - Le guide scientifique le plus complet pour la reconnaissance de l'authenticité d'objets d'art européens et autres, basée sur des facteurs objectifs. 540 pages et plus de 2 000 illustrations en couleurs en 3 tomes et 3 langues.

www.SpectroscopyForArt.com - Méthode scientifique pour la datation du bois et l'identification du type de bois des objets d'art. Reconnaissance de l'authenticité par l'analyse des couleurs, des liants, des pigments et d'autres substances organiques.  

www.AntiqueFurnitureAuthenticity.com - Liste de toutes les possibilités basées sur des facteurs objectifs qui permettent de reconnaître l'Authenticité des Meubles.

www.Paintingauthenticity.com - Information sur la vérification de l'authenticité des peintures modernes et des peintures anciennes.

www.AfricanartAuthenticity.com - "Vie et Art en Afrique Noire", la section didactique du Musée consacrée à l'Art Africain (5 salles présentant plus de 350 objets).

www.Excavatedartauthenticity.com - "Une liste de toutes les possibilités qui permettent de reconnaître l’authenticité d’objets archéologiques en céramique, en verre et en bronze provenant du sud de l’Italie, du bassin méditerranéen, de la Chine et de l’Amérique du sud, en se basant sur des facteurs objectifs".

www.Matthaes.org - L’histoire de la Fondation G. Matthaes: de l’ouverture de l’école de peinture à Dresde en 1906 jusqu’au Musée d’Art et Science de Milan.

www.CopiesAndFakesInArt.com - Copies et faux dans les objets anciens.

www.IvoryAuthenticityAnd Age.com - Ivoire, corne et os peuvent être identifiés clairement et datés par spectroscopie.

www.arteautentica.it - Le laboratoire scientifique du Musée effectue la vérification de l'authenticité dans les objets d'art et d'antiquité et il est à disposition de privés, collectionneurs, experts d'art, restaurateurs et musées.

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Museo d’Arte e Scienza di Gottfried Matthaes S.R.L.
Sede legale e amministrativa: Via Q. Sella 4 – 20121 Milano
Partita IVA e Codice Fiscale 03191710106
C.C.I.A.A MILANO: 1343958 – Cap. sociale € 90.000,00